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Posted by on Mai 20, 2020 in Parfumeurs Créateurs, Sentir/Goûter | 0 comments

Qui est Satori Osawa ?

Qui est Satori Osawa ?

 

Satori Osawa est l’une des rares femmes japonaises à être parfumeur et à la tête de sa propre marque de parfums. Lancée en 2003 à Tokyo, Parfum Satori compte aujourd’hui 2 collections, de 20 parfums. De passage à Paris, j’ai eu la chance de la rencontrer, et ce grâce à mon amie japonaise Yumi, personnalité très connue dans le monde du parfum français et tout comme à Grasse. Je vous invite à découvrir son parcours, puis les parfums Satori dans un autre article.

 

Quels sont vos souvenirs olfactifs ?

Satori Osawa  Mon premier souvenir est à la fois olfactif et gustatif. D’ailleurs, à peine âgée de 1 ou 2 ans, j’ai pris la shamoji, la cuillère qui sert à servir le riz. Or, j’ai osé manger le riz, resté sur la cuillère ! Une chose interdite pour la petite fille que j’étais mais un merveilleux souvenir.

 

Quels sont les parfums que vous avez portés ?

 

Satori OsawaLe premier parfum que j’ai reçu, fut Capricci de Nina Ricci. Un parfum que mon père avait rapporté d’un de ces voyages d’affaires. En effet, ce bouquet floral de rose, de jasmin et d’aldéhydes est quelque chose d’exceptionnel, et le reste encore pour moi aujourd’hui. C’est un souvenir, toujours intact dans ma mémoire.

 

Comment êtes-vous venu au monde du parfum ?

 

Satori Osawa Depuis mon enfance, j’aime les plantes. D’ailleurs, quand j’allais à l’école, j’avais toujours avec moi un livre avec des photos de plantes. De plus, il est important d’ajouter que j’ai grandi dans une famille, où l’art de vivre à la japonaise est très important. En effet, ma mère enseigne le kadō, l’art traditionnel japonais de l’arrangement floral.  Le sadō,, la cérémonie du thé avec l’odeur de l’encens ou du charbon, qui brûle pendant la cérémonie, est une autre de ses disciplines. Tous ces éléments ont nourri ma sensibilité innée, et mon intérêt pour l’univers des senteurs.

Mais avant de venir au parfum, j’ai étudié en autodidacte, l’aromathérapie avec les livres de Robert Tisserand. Puis, j’ai eu une boutique d’aromathérapie et de plantes à Tokyo. Or, mon intérêt pour le parfum grandissant, j’ai alors décidé de m’y consacrer entièrement. C’est ainsi que j’ai suivi des cours avec Kenji Maruyama, le chef parfumeur chez Firmenich à l’époque. Cet enseignement dura 2 ans.

 

Satori Osawa

 

Quels sont les parfumeurs français que vous appréciez ?

 

Satori Osawa Lors de ma venue au WPC (World Perfumery Congress) en 2003 en France, j’ai eu la grande chance de rencontrer Patrice Blaizot de PCW France. Et depuis, je vais le voir régulièrement à Grasse pour échanger sur mes créations. D’ailleurs, Patrice m’a introduit auprès de différentes personnes du métier.

Sinon, j’aime les créations de Christopher Sheldrake, autant que sa personnalité. Autrement, je citerais Jean-Claude Ellena. In Love Again de YSL et sa collection Jardins d’Hermès sont mes favoris.

 

Pourquoi avez-vous décidé de lancer votre propre marque de parfum ?

 

Satori Osawa C’est dans les années 2000 que j’ai créé Satori Parfums. Au début, ce n’était pas facile de travailler en tant que parfumeur indépendant. Or, cette nouvelle étape était importante pour moi. C’était une façon de m’affirmer, de m’exprimer et de m’accomplir dans le monde de la création de parfums. D’autre part, créer des parfums japonais, défendre la culture japonaise à travers le monde, sont ma raison d’être dans ce métier.

 

En quelques mots, quelle est l’histoire du parfum au Japon ?

 

Satori Osawa Contrairement à l’Occident, le parfum est solide. Notre histoire du  parfum démarre dès le 6ème siècle, à la période Bouddhiste avec l’encens. Puis au 10ème siècle, il sera apprécié par l’aristocratie, et au 15ème siècle par les samouraïs. En effet, cet encens était diffusé dans l’espace, et non sur la peau. Néanmoins à l’époque Heian, un mélange d’épices de clou de girofle et de cannelle parfumait les kimonos. L’autre particularité du parfum au Japon, réside dans l’attitude face au parfum. Nous écoutons le parfum contrairement aux occidentaux qui le sentent.

Il ne faut donc pas oublier que les japonais sont bercés à l’encens. Il constitue en quelque sorte leur madeleine de Proust. Puis, chaque saison amène sont lot de senteurs nouvelles de la nature, qui rythme  le quotidien d’un japonais.

Je vous invite à découvrir les Parfums Satori en cliquant ici

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