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Posted by on May 17, 2020 in Non classé @en | 0 comments

Leonard de Vinci, une leçon de parfumerie

Leonard de Vinci, une leçon de parfumerie

 

Saviez-vous que Leonard de Vinci aimait les parfums ? Pourquoi, ne pas explorer son approche, telle une leçon de parfumerie, à l’époque de la Renaissance ! D’ailleurs, le parfum dit le Parfum “sans nom”, a été présenté lors d’un événement privé. Ceci pour clore l’exposition “Genio e Belleza” (2019) conçue par la chercheuse Maria Pirulli. Ce parfum qui n’a pas été et ne sera pas commercialisé. Même très en retard, je trouvais intéressant de partager avec vous, la démarche du parfum et du regard de Leonard de Vinci sur le parfum.

 

Ce projet de Parfum “sans nom” a été réalisé en collaboration avec ICR- Industrie Cosmetiche Riunite, Symrise, Bormioli Luigi Glassmaker, Industrial Box, Candiani, Quinto Lancio et Aptar. En outre, il vise à illustrer le symbolisme de Leonardo, dans une clé olfactive. «Pour la dernière étape de ce projet itinérant, nous voulions clore sur un événement exceptionnel” a expliqué Ambra Martone, présidente de l’Accademia del Profumo aussi partenaire.

 

L’histoire du parfum “sans nom” inspiré de Leonard de Vinci

 

Leonard de Vinci, une leçon de parfumerie

 

Grâce aux découvertes récentes de Maria Pirulli, spécialiste de Leonard de Vinci, on apprend que le peintre s’est également consacré au parfum. Plus particulièrement il a cherche à capturer l’essence des plantes. C’est ainsi qu’elle a retrouvé dans les notes dans le codice altantico du peintre, des descriptions des différents procédés de méthodes d’extraction, telles la macération et l’enfleurage nommée par lui une “technique moderne”.

Pour lui, le parfum soignait au même qu’il était un artifice de séduction. D’ailleurs, parmi ses huiles préférées, on peut citer le jasminum officinale, la lavandula spica et le citrus aurantium. Déjà à l’époque, Leonardo utilisait même du ligustrum bulgare (troène commun). Comme on peut le constater, ces ingrédients sont toujours d’actualité aujourd’hui.

Il fut même “paysagiste d’odeur”. C’est ainsi qu’il a dessiné pour un jardin un toit composé de cèdre et de citronnier. De cette réalisation, se dégageait un parfum vert d’où le chant des oiseaux et les odeurs se mêlent, créant une atmosphère synesthésique.

Le parfum “sans nom” créé par Emilie Coppermann

 

De fait, ce parfum “sans nom” devait traduire l’esprit éclectique et géniale de Leonard de Vinci. En effet, il a su être à la fois pragmatique et hautement spirituel, voire même visionnaire. C’est toute cette dualité qu’Emilie trouvait intéressante de mettre en avant. Quoi de mieux que l’arbre pour illustrer ce propos. Pour elle, l’arbre symbolise un élément naturel profondément enraciné dans la terre, mais aussi ses branches sont reliées au Divin.

 

 

 

 

Le choix du chêne est apparu comme une évidence. Il s’agit d’un arbre important, noble et l’emblème de la longévité. “Ma création est donc construite autour de cette idée centrale. Ceci dit tout en évoquant une illusion olfactive, sujette à de multiple d’interprétations, à la manière de l’œuvre de Leonardo » me raconte Emilie. Puis, des notes de baies rose, de graine d’angélique viennent se greffer pour illustrer la fantaisie de Leonard. L’âme du parfum est imprégné de patchouli pour la profondeur, d’encens pour la touche spirituel. Enfin, l’ambrostar, un captif Symrise apporte vibration et masculinité.

 

 

Une leçon de parfumerie

Le flacon du parfum “sans nom” imaginé par Franz Degano

 

“Le défi à relever, était de capturer l’essence multiforme de l’oeuvre de Leonardo de Vinci. De plus, le projet ne devait renfermer l’esthétique de la Renaissance. Pour ce faire, j’ai longtemps senti le parfum, et passé de nombreuses heures d’étude avec Maria Pirulli, la commissaire et la chercheuse de l’exposition » me confiera Franz Degano.

 

Making of du flacon par Franz Degano 

 

 

Afin d’apporter un message de Leonard de Vinci, authentique et moderne, le bouchon de la bouteille recèle un rebus. En effet, Maria Pirulli rapporte “Il est probable que ces rebus aient été utilisés à la cour milanaise. En effet, des devinettes étaient placées dans les vêtements ornementaux, pour transmettre des messages privés à des fins récréatives. De fait, les énigmes de Léonard de Vinci reflètent l’un des thèmes fondamentaux son époque. C’est par ailleurs, un concept clé que Vinci réitère  dans certains textes, en affirmant que la pensée peut être peinte “.

 

Par exemple, une énigme composée d’un cœur, de lettres “ni” et de deux ponts à trois arches. Maria Pirulli  nous explique : “La solution, obtenue en lisant de droite à gauche, comme l’ écrivait le Maître, est  “pontincore”. Il prend donc un double sens. Associé au parfum, l’énigme remplace un parfum qui atteint le cœur et incarne ainsi l’essence de la création. Une vraie leçon de parfumerie !

 

 

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