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Posted by on Avr 12, 2017 in Sentir ou Goûter, Sentir/Goûter | 0 comments

Qui est Chantal Artignan ?

Qui est Chantal Artignan ?

Depuis 2011, l’ISIPCA n’est plus la seule école en France à former les futurs dirigeants du monde du parfum. En effet, l’école de Condé a décidé de créer et d’ouvrir l’Ecole Supérieure du Parfum au coeur de Paris. Pour en savoir plus, je suis allée à la rencontre de sa directrice Chantal Artignan.

Passionnée, curieuse, éprise de liberté, aimant transmettre et partager tels peuvent être les mots qui définissent Chantal Artignan. Voyageuse, Chantal est aussi une sportive. 12 ans de compétition en natation forgent le caractère !… La persévérance, les défis et le respect des valeurs du sport, voilà ce qui animent la directrice de l’Ecole Supérieure du Parfum. Il n’y a donc rien d’étonnant que ses souvenirs olfactifs les plus forts, soient l’odeur des pins parasols de l’île d’Oléron, des moments de bonheur et de partage.

Quel est votre parcours de Chantal Artignan ?

Biochimiste et biologiste de formation scientifique, j’ai démarré ma carrière en tant que chercheur au Canada, grâce à un partenariat avec la société Pierre Fabre Dermo-cosmétique, le centre de recherche Stella et  l’Université Laval à Quebec. Au seing de cette université, j’ai eu la chance de suivre et de contribuer à élaborer des enseignements. C’est là, que j’ai découvert l’esprit anglo-saxon et son côté pragmatique. Juste avant de revenir en France, j’ai effectué un détour de 6 mois au Nigéria sur des plantations d’Hévéas. Une pause riche d’expériences humaines fortes et d’une vision différente de la vie.

De retour en France, j’ai orienté ma carrière vers le domaine de la formation que j’avais tant apprécié au Quebec. J’ai rejoint l’ISIPCA (Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et des Arômes) au poste de Coordinatrice Pédagogique de la section cosmétique.  C’est là, que j’ai mis en place le programme cosmétique du Master et de la Licence IPCA lors de la réforme LMD (Licence Master Doctorat), puis le Mastère « Sécurité et Réglementation Internationale des Parfums et Produits Cosmétiques », en partenariat avec deux écoles d’ingénieurs (l’ESCOM et l’EBI), et le « Master Matières Premières Naturelles Cosmétiques » avec les sections chimie et biologie de l’Université de Versailles Saint Quentin. Ces 7 années passées à l’ISIPCA m’ont fait prendre conscience de ma passion, pour la création de cursus, le développement de partenariat et l’innovation pédagogique.

L’Ecole Supérieure du Parfum

Puis, j’ai continué en entrant à la Direction de l’IFIC, centre de formation professionnelle de la FEBEA (Fédération des Industries de la Beauté). J’y ai développé une trentaine de formations, tout en m’appuyant sur les forces de la Fédération en réglementation, droit, commerce international… Par ailleurs, j’ai mis en œuvre deux actions collectives ministérielles de formation, sur les Bonnes Pratiques de Fabrication et le Règlement Cosmétique Européen.

Que retenez-vous de ces années au Canada

J’ai beaucoup apprécié le domaine de la recherche. Il permet d’étudier, d’imaginer des hypothèses, d’expérimenter, de trouver des solutions novatrices. Il donne la liberté et le luxe de prendre le temps de chercher de nouvelles idées… Aussi, pour cela, je ne pouvais rêver mieux qu’un campus nord-américain, avec son microcosme, ses infrastructures et ses moyens ! Mon expérience au Canada a été d’une grande richesse. Hormis la beauté de la nature et l’immensité des espaces, j’ai apprécié l’accueil, la franchise et le pragmatisme québécois. J’y ai découvert une volonté farouche de mettre en pratique les connaissances théoriques. J’aime la liberté d’échange et la chaleur humaine de ce pays. Les voyages m’ont enrichie d’une culture plus vaste. Ils ouvrent l’esprit et sont à l’origine de très belles rencontres…

Quelle est l’histoire de l’ESP ?

Une vue d’une salle de cours

L’ESP a été fondée en 2011 par les dirigeants de l’Ecole de Condé, Kevin Guenegan et Guilhem Ricci et par Maurice Alhadève ancien président de l’ISIPCA, enseignant à Sciences-Po, ancien responsable de la division parfum de luxe chez Unilever, et président du conseil de perfectionnement de l’ESP. Ce dernier a été missionné pour établir des liens avec l’industrie et déterminer leurs besoins en termes de formations. J’ai ensuite été recrutée pour l’écriture et la validation du programme, le recrutement des enseignants et du personnel, l’achat du matériel et des laboratoires, le développement de l’école… S’appuyer sur l’école de Condé est une véritable chance pour l’ESP, car elle lui permet l’accès à tous les arts liés aux parfums : art graphiques, design, photographie,  mode et même digital. Nous avons débuté, il y a 6 ans avec une classe de 21 étudiants. Ils occupent aujourd’hui de très beaux postes et 190 autres préparent la relève des années à venir.

En quoi se différencie t-elle des autres écoles ?

Nous voulons que nos étudiants puissent évoluer dans les différents domaines du parfum. C’est pourquoi, la seule façon d’élargir notre enseignement a été  de travailler sur la chaîne, depuis la matière première jusqu’à la distribution. Cette chaîne repose sur les 2 piliers, que sont le marketing et la création.

A cet effet, ils reçoivent les bases d’une excellente formation en science et en culture générale, avant de poursuivre et aborder les facettes du parfum. Dès la première année, les élèves sentent et créent pour ainsi capitaliser 5 ans de pratique. C’est ainsi qu’ils apprennent à jouer avec les notes et les accorder entre elles. Enfin, la 3ème année, ils travaillent sur des cas concrets en suivant les projets de la conception à la commercialisation. Ensuite ils complètent leurs notions en gestion et commerce et doivent réaliser des projets personnels et collectifs, voire, pour les plus audacieux, développer leur entreprise. Ce que plusieurs sont en train de réaliser…

Pouvez-vous me raconter certains des projets d’élèves ?

Depuis l’ouverture de l’école, les projets sont nombreux et variés car les étudiants ont été très dynamiques. Ces projets montrent et soulignent l’étendue de ce que l’on peut faire avec les odeurs et le parfum. L’un des premiers fut la mise en oeuvre d’un parfum « Ile Saint-Louis » dont le profit des ventes a été reversé à l’Association Le Comité Saint-Louis. 

Puis, il y a eu le Rêve de Van Gogh, dont l’objectif fut de faire revenir Van Gogh dans le café à d’Auvers-Sur-Oise. De son côté, l’école du patrimoine s’est penché sur la restauration de tableaux de Van Gogh et, de l’autre, les élèves de l’ESP ont créé 6 bougies parfumées, en proposant une version olfactive de 6 tableaux du peintre, aujourd’hui commercialisées. Par ailleurs, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a choisi de les acheter, pour en offrir à des délégations étrangères. Enfin, plusieurs projets ont été concentrés sur la présence du parfum au théâtre, comme « Richard III » au théâtre de l’Odéon, à  l’Opéra avec « Le Retour d’Ulysse » au Théâtre des Champs-Elysées….La liste ne s’arrête pas là….Les élèves ne manquent pas d’idées !

Quel est votre regard aujourd’hui sur l’école

Ce fut un vrai challenge mais aussi un vrai plaisir et je suis heureuse de voir ce projet d’école, aujourd’hui réalisé. Mon plus beau cadeau est de voir les étudiants s’épanouir et que chacun trouve sa voix. En effet, il est important qu’ils gardent l’esprit ouvert, dépassent leurs limites et sachent travailler ensemble. Ces qualités demandent une notion de respect et de partage. Cependant, le maitre mot reste et doit être la passion – la passion des odeurs, la passion du parfum, mais aussi oser… Il est important qu’ils vivent leur vie avec passion.

Qu’aimez-vous dans le parfum ?

Le parfum est une présence intime, vecteur de sensations, d’émotions,… J’ai pu constater qu’il s’immisce dans l’environnement,  émane d’une personne, et crée une atmosphère. J’aime sa créativité, sa liberté de supports et son pouvoir encore a explorer… Mieux encore, le parfum fait écho à la personnalité de chacun, à son vécu, à sa culture et à ses traditions. Certaines odeurs permettent même de détecter les dangers ou de participer à la guérison…

Par contre, le parfum s’inspire de tous les arts au travers de son flacon, son packaging, sa ‘’story’’, sa publicité. Il peut même les rendre plus accessibles. Enfin, ce monde du parfum permet la rencontre de personnalités d’une grande sensibilité…

J’espère que l’enthousiasme de Chantal Artignan vous aura convaincu. Dites-moi si vous avez déjà rencontré Chantal Artignan en me laissant un commentaire ci-dessous

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