Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on Sep 12, 2017 in Portraits, Sentir/Goûter | 0 comments

Qui est Clara Feder ?

Qui est Clara Feder ?

Comme promis lors du portrait de Michel Gutsatz du Jardin Retrouvé, je vous suggère de me suivre et aller à la rencontre de Clara Feder, sa femme, la directrice de création de la marque. Suivez-moi pour découvrir Clara Feder, une artiste pluridisciplinaire, habitée d’un imaginaire qui est lui propre, toujours nourrie d’art et de littérature. 

Qui est Clara Feder ?

 

Racontez-nous votre parcours ?

 

J’ai un parcours bien rempli. Après des études de cinématographie à l’Université de New York Film School, et un master en nouvelles technologies en France, j’ai démarré dans le cinéma avant d’écrire une vingtaine de livres sous le nom de plume Virginie Michelet. Au final, une vie oscillant entre les mots et les images – les livres et la peinture.

 

Bercée entre une mère experte en art et un grand-père peintre, j’ai donc grandi dans une ambiance où l’esthétique et l’art visuel étaient importants. Au point même, que j’ai réalisé qu’au-delà des mots, il y a des images. Des images que je voulais explorer pour en créer d’autres.

Aujourd’hui, je peux dire que mon art est très lié à la littérature et c’est de celle-ci que je puise mon inspiration pour faire naître des installations, des dessins, et aussi tout mon travail sur les photos et la vidéo. C’est tout ce travail créatif que je mets au service du Jardin Retrouvé.

 

Comment êtes-vous venue au parfum ?

 

Je suis venue au parfum grâce Yuri, et toute sa poésie, et toute la famille Gutsatz ! Pour moi, le parfum est une rencontre entre une senteur élaborée, notre personnalité et un moment de vie. Il forme ainsi une conjonction entre 3 choses miraculeuses et uniques.

 

Parlez moi des parfums du Jardin Retrouvé ?

 

Je les aime presque tous. Chacun à leur façon me touche. Rose Trocadéro m’a beaucoup émue car le soir où je l’ai porté, j’ai pleuré. Quand à Verveine d’Eté, je l’adore… il me fait du bien et me dynamise. Citron Boboli, me surprend et m’amuse. Et Cuir de Russie me passionne. C’est Yuri, c’est Michel. Un homme, une femme. Un parfum rempli de poésie et de réel… une vraie envolée.

                        @Le jardin retrouvé

 

Quelle a été votre première rencontre avec Le Jardin Retrouvé ?

 

Mes premiers instants avec le Jardin Retrouvé furent à la fois poétiques et tristes, puisque Yuri n’était plus là…En revanche, sa femme Arlette l’aimait tellement que lorsqu’elle m’en parlait, je sentais sa présence. C’est à travers elle, que j’ai connu ce grand créateur, qu’était Yuri. En réalité, Arlette m’a donné envie de redonner vie à cette belle aventure humaine et historique, d’où se dégageait un tel amour.

Puis grâce à elle, j’ai eu accès à tout un corpus de dessins, de poèmes, de photos et de bandes son. Des archives fabuleuses sur lesquelles nous nous appuyons, Michel et moi-même.

 

Pouvez-vous nous raconter votre complicité avec Arlette Gutsatz ?

 

Nous nous sommes tout de suite entendues ! Diplômée des Beaux Arts de Marseille, Arlette avait un bon coup de crayon, un très bon oeil et un bon sens de l’organisation. Son caractère courageux et pugnace lui permirent d’être aux commandes du marketing et de l’esthétique de la marque. 

Tandis que Yuri s’occupait de la création et créera avec Jean Kerléo l’Osmothèque, aujourd’hui à Versailles.

Hasard ou coïncidence, Le Jardin Retrouvé est toujours mené par un couple. La seule différence, je suis l’artiste et Michel est aux commandes du business. Juste l’inverse de Yuri et d’Arlette….

D’une certaine façon, Le Jardin Retrouvé appartient à l’histoire et magnifie le sens de la famille en revêtant une dimension poétique, bien au-delà d’une marque.

 

Pour vous, quelle était la conception de Yuri sur Le Jardin Retrouvé ?

 

Comme le savez, Gilles Clément est un paysagiste, un botaniste et un entomologue renommé. Or, j’ai en mémoire ce qu’il disait dans son livre « Une Brève histoire du Jardin »,  « Le premier jardin est celui de l’homme qui a choisi de faire cesser l’errance ». Une phrase à l’image de Yuri, d’origine russe exilé à Berlin puis à Paris, où il décida de faire cesser son errance. C’est ainsi qu’il conçut son jardin retrouvé tel un écrin pour préserver sa créativité. Alors, il décida à se faire confiance et de faire confiance tant à son couple et qu’à la vie.

 

Quelle est votre vision du Jardin Retrouvé aujourd’hui ?

 

 

Avant même de faire évoluer ce « Jardin Retrouvé », je me suis plongée pendant une année complète dans les archives familiales. Au coeur de ces écrits, je me suis sentie comme guidée par Yuri. Car il était très important de garder la fraîcheur, la poésie, en somme, tout ce romantisme qu’il portait en lui.

Son journal intime me fit découvrir sa vie, son monde intérieur et son jardin qui représentait pour lui un monde de paix. Ma première action fut de restituer et de remettre le jardin dans la mémoire collective.

Pour la nouvelle image du « Jardin Retrouvé », j’ai invité notre fondateur, le parfumeur Yuri Gutsatz, à rentrer dans ce jardin imaginaire, là où il puisait son inspiration. Aujourd’hui, ce Jardin est toujours empli de couleurs et de souvenirs..

 

@Le Jardin Retrouvé

 

Pour illustrer les parfums, j’ai inclus des personnages au travers de collage digitaux dans ces jardins imaginaires qui balancent entre un vrai jardin et un jardin urbain. Un clin d’oeil au Petit Prince… Tout un travail sur la mémoire par une immersion au travers d’images synesthésiques. Dans ce jardin mystérieux et imaginaire, le spectateur vit une expérience dans un espace qui lui procure à la fois protection et émerveillement. De plus, il lui offre aussi la possibilité de se retrouver pour se recentrer.

 

Chacun a son jardin, quel est le vôtre ?

 

C’est vrai, nous avons tous un jardin en nous, réel ou imaginaire. Pour ma part, j’ai deux jardins. L’un d’eux est rempli de framboisiers, de groseilliers à maquereau…. mais aussi de tous les arbres fruitiers, entourés de roses. L’autre rassemblerait toutes les herbes… En effet, mon grand-père m’emmenait arroser et entretenir toutes ces plantes aromatiques. Ce sont des souvenirs fabuleux que d’avoir senti et touché ces eucalyptus, ces romarins, ces pins…Ce jardin là était dans le sud. Il sentait aussi bon l’odeur du figuier, des amandiers et des mimosas. Un pur bonheur.

 

 

Je vous invite à vous rendre à la boutique Le Jardin Retrouvé au 7 rue Fourcroy, Paris 75017.

 

 

 

Soyez au parfum !
Vous serez au courant des nouveautés et de l'actualité du parfum

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez-vous gratuitement

Le parfum n'aura plus de secret pour vous

  • E-book entièrement gratuit en PDF
  • Les articles de la semaine
  • Désabonnement à tout moment
Close this popup

Inscrivez-vous gratuitement

Le parfum n'aura plus de secret pour vous

  • E-book entièrement gratuit en PDF
  • Les articles de la semaine
  • Désabonnement à tout moment
Close this popup